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Le cuir vs les alternatives au cuir.

Mis à jour : 25 nov 2019





Senza étant une marque végane, la question ne se pose pas entre l'usage du cuir et des alternatives végétales au cuir.

Néanmoins il me semblait intéressant de vous expliquer en quoi le cuir n'est pas "qu'un sous-produit de l'industrie carniste", une sorte d'upcycling des déchets, et l'importance de bien connaître les diverses appellations pour ne pas se tromper : alternatives végétales au cuir, cuir végétal etc...


Mais commençons par le commencement : qu'est ce que le cuir?

Le cuir est la peau d'un animal qui a subi une trentaine d’étapes pour la transformer en matière imputrescible et durable.

Tout commence à l’abattoir, où la carcasse de l’animal est débarrassée de la peau lors de « l’écorchage » mécanique. En raison de la fragilité des peaux qui contiennent alors 75 % d’eau et se dégradent vite, il faut procéder rapidement à leur tri (en fonction de l’espèce et de la qualité), les déshydrater, les traiter contre les moisissures…


Arrivées à la tannerie, les peaux subissent le travail de rivière, étape qui nécessite 35 à 40 litres d’eau par kilogramme. Elles commencent par tremper pendant deux jours dans de l’eau mélangée à du carbonate de soude et parfois des antiseptiques afin d’être nettoyées. Des traitements chimiques (par exemple, à la chaux) ou mécaniques retirent l’épiderme, les poils et les graisses.

Puis débute le tannage qui va les rendre imputrescibles. Les peaux plongées dans une eau additionnée de tannins tournent dans des foulons, de grands tonneaux en bois. Les fabricants pratiquent dans 80 % des cas le tannage minéral, avec du chrome III, qui « donne au cuir sa souplesse, son imperméabilité et fixe bien la couleur ». Et est très polluant...

Une autre forme de tannage existe, moins polluante : le tannage végétal. Mais une dérive de la profession tend à nommer le cuir issu de ce tannage du "cuir végétal", ce qu'il n'est bien sûr absolument pas. La matière de base, la peau de l'animal, ne change pas, seul les matériaux utilisés au cours d'une des étapes de son traitement, sont des végétaux.

En effet, ce tannage s’effectue avec des écorces ou du bois (chêne, mimosa, châtaignier…) et dure de quarante-huit à soixante-douze heures (contre huit à douze heures pour le tannage minéral). Le cuir obtenu, plus ferme, est plutôt utilisé en sellerie, pour les semelles extérieures de chaussures…


Dans les deux cas, il faut ensuite teindre les peaux : dans des bains à 40-60 °C, ce qui les colore dans toute l’épaisseur, ou par pulvérisation au pistolet, avant de les faire sécher à l’air libre (deux semaines sont parfois nécessaires pour cette opération) ou en étuve.

Reste encore à assouplir les peaux, grâce au palissonnage, un massage vigoureux, via une roue munie de lames rondes qui étire les fibres, et à les lisser avec un cylindre en verre les rendant plus brillantes. Enfin, le tanneur peut leur redonner du grain par pression d’une plaque gravée. Autre procédé : les peaux passent à nouveau dans le foulon qui en tournant leur donne un aspect froissé.


Selon le Conseil national du cuir, 80 % du cuir que l’on utilise en France vient de pays en développement où les normes environnementales sont rarement inscrites dans la loi. À Dacca, au Bangladesh, les tanneries rejetaient chaque jour 22 000 mètres cubes de déchets dans la rivière Buriganga, jusqu’en 2017 où elles ont été transférées en périphérie de la ville. Idem à Kanpur, en Inde, où 700 tanneries déversent dans le Gange acide sulfurique, acide formique, ammonium, etc.

Les employés qui travaillent sans protection et les riverains souffrent de maladies cutanées, de problèmes respiratoires et intestinaux, liés à la pollution de l’air, de l’eau et du sol.

En Europe, les tanneries ont diminué la quantité de produits chimiques : moins de 2 kilos par mètre carré de cuir fini. En France, elles ont l’obligation de nettoyer l’eau utilisée avant de la remettre dans le circuit. Elles possèdent leur station d’épuration ou paient le traitement assuré par la commune. En vingt ans, ces entreprises ont réduit de 60 % leur consommation d’eau.


L’association PeTA a révélé dans un rapport d’enquête les pratiques très cruelles opérées en Chine et en Inde, pays qui figurent dans le top trois dans plus grands producteurs de cuirs au monde.

En Chine notamment, des milliers de chiens sont tués chaque année pour leur cuir, et sont vendus ensuite sous d’autres appellations, comme l’agneau. Il est très difficile d’obtenir une traçabilité des produits.

Chaque année, 1 milliard d’animaux sont élevés et tués pour leur peau. Vaches, cochons, chèvres, moutons, ou même chiens et chats : de nombreuses espèces sont touchées.


Les alternatives au cuir.


Pendant longtemps, la seule alternative au cuir a été l'alternative chimique. Ce que l'on connaît habituellement sous le nom de simili, ou de Skaï (qui est en fait une marque). Cette matière est un sous produit de la filière pétrolifère. Elle est donc, dans une mesure certaine polluante. Mais elle reste aujourd'hui la matière la plus répandue et celle offrant le plus de possibilités, de variations,

Chez Senza, nous utilisons parfois ce type de matière, mais nous sélectionnons celles dont l'impact environnemental demeure le plus faible.


Depuis quelques années, se développent de nouvelles matières, totalement ou partiellement végétales : l'AppleSkin, le Piñatex, BeLeaf...

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