Un problème avec votre sac ?

N'hésitez pas à me contacter, je m'efforcerai dans la mesure du possible de le réparer à mes frais.

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Réajuster son mode de consommation

Mis à jour : 1 sept 2019



La préservation de notre environnement passe par un réajustage de notre modèle de consommation. Le temps de "l'usage unique" qui a permis de mettre fin, en tout cas de diminuer, l'aliénation des humains, et surtout des femmes, est révolu. Il ne s'agit pas de le critiquer pour le critiquer. Il a été salvateur. Mais il faut se rendre à l'évidence. Il n'a été salvateur que pour une partie de la population mondiale. Il s'est en effet réalisé au détriment d'autres populations, et surtout d'autres femmes. Si l'on fait la balance, ses conséquences sociales sont plus catastrophiques au plan mondial qu'elles n'ont apporté de bénéfices. En outre ce modèle de consommation est une catastrophe environnementale. Nous n'avons jamais tant consommé, tant jeté et tant pollué. Nous modifions nous-mêmes notre écosystème. Et nous y le faisons allègrement. Certaines personnes ont compris et agissent, avec leurs moyens. Et d'autres se voilent la face 🙈 Alors qu'il n'est pas si compliqué d'ajuster son mode consommation. 6 étapes permettent de mettre en place de bien meilleures habitudes. C'est la règle des 5R+C.




La première étape pour modifier son mode de consommation, est de refuser tout ce qui est inutile. Pensez à sortir avec un tote bag en tissu qui vous permettra de refuser les sacs proposés par les commerçants. Ou simplement transporter vos achats de faible volume dans votre sac (je ne prends par exemple jamais les sacs des pharmacies, je range mes médicaments dans mon sac à main). Essayez de proposer à votre boulanger de mettre son pain dans votre tote bag plutôt que dans son emballage papier, ou son gâteau sur votre plat plutôt que dans sa boîte. Proposer à votre traiteur de remplir vos contenants en verre plutôt que ses contenants en plastique. Amenez vos sacs à vrac avec vous. Lorsque vous commandez une boisson dans un bar, pensez à préciser que vous ne voulez pas de paille. Refuser les produits à usage unique nécessite donc un peu d'anticipation : transporter avec soi des sacs réutilisables (pour ma part, mes sacs à vrac et des tote bags de diverses tailles sont dans le coffre de ma voiture, et j'ai un sac en tissu dans mon sac à main) ou indiquer son refus avant que notre interlocuteur ne nous donne un produit à usage unique.



Mettre fin au mode de sur-consommation passe par la nécessité de réduire.

Réduire nos achats, réduire notre usage des transports polluants, réduire notre alimentation, réduire l’empreinte que nous laissons sur cette planète, réduire notre consommation d'énergie. Nous vivons, et notamment dans le monde occidental, en ne nous intéressant qu'à l'avoir à outrance. Nous mangeons trop, nous achetons trop (de tout : vêtements, nourriture (1/3 de l'alimentation produite dans le monde finit à la poubelle) produits industrialisés etc...). Ce qui compte aujourd'hui est d'avoir des armoires bien remplies et pouvoir changer souvent. Quitte à jeter régulièrement.

Et parallèlement à cela, dans le monde occidental mais aussi ailleurs, certaines personnes sont abandonnées sur le bord de la route et sombrent dans la pauvreté, la solitude. Nous vivons sur leur dos ou ne les voyons plus.

Tous les ans, le jour du dépassement (jour à partir duquel la Terre a produit tout ce qu'elle pouvait produire en un an, et où l'humanité vit à crédit) a lieu de plus en plus tôt.


Nous avons oublié que ce qui est important, c'est d'être. D'être avec nos proches, d'être vivant, d'être sur Terre, de profiter de ce que l'instant présent nous apporte.

Or en réduisant nos avoirs, nous nous recentrons sur notre être et menons une vie bien plus sereine.


Réduire induit simplement de modifier quelques habitudes : arrêter de prendre son véhicule pour de courts trajets, privilégier les transports en commun, manger ce qui nous est réellement nécessaire et non plus que ce qui nous est nécessaire, organiser son frigo pour consommer les produits à date de péremption proche en premier, acheter moins de vêtements mais de meilleure qualité qui dureront plus longtemps, éteindre la lumière lorsque l'on sort d'une pièce...



La réduction de nos déchets, donc de notre consommation, passe aussi par la réutilisation. Ce qui ne peut être ni refusé, ni réduit, ou qui se trouve déjà chez nous doit être réutilisé. En effet, combien a-t-on de produits stockés dans nos placards qui ne voient jamais la lumière du jour, et dont nous avons même parfois oublié l'existence? Réutiliser consiste à mettre fin à l'usage unique.

La réutilisation consiste aussi à privilégier les achats et ventes de deuxième main. De nombreuses plateformes de vente existent aujourd'hui, permettant d'acheter et vendre très facilement nos biens pour qu'ils puissent rendre service et être utilisés par d'autres. Des magasins physiques existent également dans ce but là depuis longtemps (emmaüs) ou se créent de plus en plus (diverses recycleries). Les brocantes ou puces sont également des lieux ou l'on peut découvrir de supers "hauls".

Les bocaux en verre peuvent être conservés pour y stocker des aliments (ce qui est d'ailleurs bien meilleur pour la santé que d'utiliser des contenants en plastique, dont les composants migrent parfois dans la nature, surtout lorsqu'ils sont chauffés). Le sac en plastique de notre ancienne vie est parfait pour transporter des chaussures.


Chez Senza, nous chinons beaucoup de tissus (ce qui nous permet de vous proposer des produits complètement originaux), et nous rentabilisons au maximum nos coupes pour limiter les chutes, et toutes celles qui sont utilisables sont transformées en divers objets vendus sur le site. Le reste part au recyclage des tissus pour être valorisé en isolant.




Avec l'apparition du plastique, et donc des objets à utilisation unique, nous avons pris l'habitude de jeter très rapidement. Or de nombreux produits peuvent être réparés et ainsi voir leur durée de vie augmentée.

Les plus débrouillards ont une mine d'or avec internet pour procéder à la réparation de la plupart des objets du quotidien, pour repriser les vêtements, etc...

Cependant, tout le monde n'est pas en capacité de procéder à certaines réparations. S'adresser à des professionnels (plombier, cordonnier, couturier...) fait fonctionner le commerce local en circuit court et est donc une excellente chose. Cela n'est néanmoins pas à la portée de toutes les bourses. De nombreuses initiatives se développent en la matière et notamment les répare-café : on vient avec son appareil électroménager défectueux, son jean troué, et des bénévoles expliquent et aident à la réparation.


Revendre ou DONNER.

Il existe de nombreux moyens aujourd'hui de vendre ou offrir ses objets d'occasion pour leur donner une deuxième vie. Entre le bon coin, les brocantes et puces, les applis comme vinted, les divers sites facebook locaux ou même le marketplace facebook, le choix est grand. A titre d'exemple, un vêtement d'occasion acheté, c'est en moyenne 1500 litres d'eau préservé et 600 grammes de CO2 économisé.

Ma liste n'est bien sûr pas exhaustive. N'hésitez pas à ajouter vos bons plans en commentaires.

Quant à donner, vous avez l'embarras du choix également : emmaüs, les recycleries, les gratiferia, les sites internet comme donnons.org , geev, recupe.net.



Lorsqu'il n'est ni possible de refuser, de réduire, de réutiliser, de réparer ou de revendre, nous devons recycler nos avoirs.

Là aussi, rien de bien sorcier, mais la nécessité de s'organiser un peu en amont, et d'anticiper certaines choses.

Renseignez vous auprès de votre mairie pour connaître les consignes de tri chez vous. En effet, elles diffèrent d'une ville à une autre, notamment concernant le recyclage du plastique. J'ai découvert une super appli qui vous indique, en fonction de votre code postal et du produit, s'il est recyclable ou non chez vous. Il s'agit de l'appli "le guide du tri". N'hésitez pas d'ailleurs à interpeller vos élus locaux quant à leur politique de gestion des déchets. Lorsque j'habitais à La Rochelle, il était possible de recycler le plastique (même si, on est bien d'accord, il vaut mieux éviter d'acheter des produits emballés dans du plastique). Dans la ville où je suis maintenant cela ne se fait pas. J'ai pris attache avec le service de gestion des déchets pour leur faire parvenir des articles sur le sujet. Les choses n'ont pas bougé pour le moment, mais au moins ils savent, et qui sait, peut être que cela activera la transition?

Acheter plusieurs poubelles, pour le tri, stocker certains déchets quelques temps, avant de faire un trajet à la déchetterie, réfléchir à quoi mettre dans quelle poubelle...Voilà les plus gros désagréments du recyclage. Pour moi la balance entre recycler et jeter en fermant les yeux est vite faite.


A ce stade, nos poubelles de déchets ultimes ont subi un régime drastique.

La dernière chose qu'il reste à faire est de recycler les déchets organiques. Acheter, fabriquer, ou récupérer un composteur ou lombri-composteur pour ceux qui vivent en appartement permet de valoriser certains de nos déchets. Les déchets végétaux de préparation des repas, les restes non consommés (même s'il convient de les éviter au maximum en évaluant mieux les quantités de nourriture nécessaires à chaque repas) sont digérés par les organismes qui entrent en oeuvre dans un composteur pour être transformés en un terreau particulièrement fertile qui permet d'aider les plantes à mieux pousser. Le cycle de la vie <3

On trouve sur internet des tutos pour construire soi-même son composteur ou son lombri-composteur (pour cette deuxième sorte, j'en ai fabriqué un moi même, écrivez-moi si vous voulez des renseignements). N'hésitez pas également à vous renseigner auprès de votre mairie, certaines en donnent ou en vendent à très bas prix. C'est le cas chez moi et j'ai appris cela par hasard, sur un groupe facebook de zéro déchet local.


Crédits : Photo Karolina Grabowska https://kaboompics.com

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